La vie sociale : une réalité à triple dimension

Le projet Terre Franche se fonde sur le constat que la vie sociale est un tout organique composé de trois domaines d’activité différents qui sont en interaction permanente : la vie culturelle et spirituelle - la vie juridique et de l’État - la vie économique.

La manifestation d’une triple réalité se retrouve déjà, mais sous des formes anciennes et différentes, au temps de l’Empire Romain et de l’organisation sociale féodale, jusqu’à l’Ancien Régime en France.

Diverses personnalités[1] ont réalisé des recherches sur cette triple dimension qui a pris des formes différentes au cours de l’histoire.

Rudolf Steiner en 1917, témoin de la catastrophe de la première guerre mondiale, l’a activement mis en évidence sous une forme nouvelle.

Il est également le seul à avoir établit un rapport entre cette triple dimension sociale et les trois idéaux qui ont émergé lors de la révolution française : liberté, égalité, fraternité. Il a démontré la tendance qu'a la vie sociale à évoluer organiquement vers une société : libre sur le plan culturel et spirituel, égalitaire sur le plan juridique et démocratique, solidaire et fraternelle sur le plan économique.

Vie culturelle et spirituelle : Liberté, autonomie

           

Vie juridique et démocratique : Égalité, équité

           

Vie économique : Fraternité, solidarité

 

Précisions importantes sur le domaine de la vie culturelle

Ce qui est appelé ici « vie culturelle » est à prendre dans un sens très large.

Il s’agit de la science, de l’éducation, de la médecine, des arts, de la religion, de la philosophie, du droit privé et toutes leurs branches.

Mais également de tout ce qui relève ou émane de l’identité de l’individu, de son individualité. Et qui dépend de sa pensée individuelle libre, de sa sensibilité propre, voire de sa capacité intuitive.

C’est le domaine où ce déploient ses facultés individuelles, son pouvoir de créativité, de recherche, de réflexion ainsi que son activité et ses aspirations spirituelles.

De ce point de vue, cette vie culturelle est considérée ici comme la seule source véritable d’évolution des deux autres domaines.

[1] Notamment Nicanor Perlas